Annick R. étant, tout comme moi, très intéressée par l'exposition de Saint-Brieuc annoncée dans le journal, nous étions convenues de nous y rendre en choeur ce matin, mardi. 

J'avais d'abord adressé un email à l'artiste pour lui demander si nous pouvions nous rendre à l'ESPE de St Brieuc à tout moment mais, hélas, je n'ai pas reçu de réponse. Pas de réponse non plus aux appels téléphoniques passés pour poser la même question avant de prendre la route. Donc, tout en espérant que nous ne serions pas refoulés au dernier moment, nous nous sommes rendus dans les locaux de l'école accueillant l'exposition.

En arrivant, nous sommes assez surpris de voir que nous pouvons entrer dans les bâtiments sans que personne ne nous demande quoi que ce soit. D'ailleurs nous n'avons croisé qu'une personne, celle chargée de la gestion de la machine à boissons, et deux ou trois étudiants qui repartaient en cours de matinée. Donc, une fois entrés dans le couloir qui entoure le jardin central à la manière d'un péristyle, nous apercevons la "cabane" de Stéphanie Pommeret. Cabane que l'on pourrait appeler isoloir (c'est sûrement la période qui veut ça) ou confessionnal puisque le napperon appliqué sur un grand orifice, sensiblement du même diamètre, permet de communiquer avec les personnes placées autour de la cabine dans laquelle une chaise accueille le visiteur qui souhaite s'isoler....

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Une série de photos faites dans la nature a été accrochée au mur que nous longeons pour progresser pour la suite de l'exposition.

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Sur la table, un livre a été constitué de pages blanches coupées en lamelles. Les pages ont été gaufrées au préalable en utilisant des napperons pour les marquer. En tournant les lamelles, on reconstitue des pages aux motifs différents. Ici, le livre a été protégé par une vitrine.

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Auprès du livre blanc, le livre imprimé des réalisations de l'artiste avec une vue rapprochée sur certaines des photos exposées dans le couloir.

 

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Au bout du couloir, un hall distribuant plusieurs pièces aux portes fermées et le reste de l'exposition. A terre, éclairée par une ampoule, une création consistant en une nappe brodée sur laquelle a été appliqué un grand napperon crocheté. Un durcisseur a raidi le tout après que l'artiste l'ait mis en forme.

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De part et d'autre de l'installation, sur les murs ont été épinglées des feuilles de papier embossées de pièces crochetées : napperons, coiffes, gants....

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Voilà. Nous n'en verrons pas plus car il n'y a pas plus à voir. Annick R. a poussé la porte du centre de documentation, se posant la question de savoir si l'exposition pouvait continuer dans cette pièce plutôt réservée au travail des étudiants et des enseignants, mon mari a gravi les marches menant au premier étage pour vérifier que l'exposition ne continuait pas dans le couloir de l'étage mais non, l'exposition s'achève là, dans cet espace d'entre-portes. 

Que dire ? Que ce principe technique a déjà été vu à l'Aiguille en Fête d'il y a six ou sept ans, que l'exploration des embossages a été développé aussi lors d'une exposition que nous avions vue dans l'une des chapelles de Plouha et que l'accueil et l'information signalétique à l'école de Saint-Brieuc ont été tout à fait déficients...... Reste l'esthétique des bâtiments pour qui, comme moi, aime les vieilles pierres et les lieux qui portent une histoire. 

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Mais le projet municipal étant de déménager ce centre de formation vers le site universitaire Briochin, le jardin d'entrée du centre n'est plus entretenu. Déjà qu'il n'y a personne à voir ou à croiser, déjà qu'il y a peu de panneaux pour vous diriger vers l'exposition et vous informer de son début et de son aboutissement, voir ce jardin abandonné derrière la grille d'entrée met d'emblée la déception au bord du coeur.....